Sommaire

Outils

Les invariants de la fiche d'activité(s)

P. Duplessis.

L'incontournable fiche d'activité se retrouve au centre de la grande majorité des séances pédagogiques. Elle médiatise les rapports entre l'enseignant.e (ses attentes), l'élève (son travail) et les connaissances à construire, au travers des activités et des interactions qui composent la séance. Objet perpétuel de recherche d'efficacité, la fiche évolue au rythme des expérimentations dans les classes et de sa circulation entre les collègues. Et si elle porte souvent l'empreinte personnelle de son auteur.e, il n'en reste pas moins qu'elle représente un outil didactique particulier, bien reconnaissable en ce qu'elle comprend des éléments invariables qui ont pour fonction de faciliter le travail de l'élève, sa progression dans l'apprentissage et l'évaluation de celui-ci.

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Des finalités de l'Ecole aux buts de l'Information-Documentation

Tous les programmes, référentiels, dispositifs, « éducations à » et parcours s'inscrivent naturellement dans les finalités du système éducatif, telles que les définit le code de l'éducation : instruire, éduquer, insérer socialement et professionnellement.

Du point de vue taxonomique, ces finalités se déclinent, pour chaque discipline, en buts, puis en objectifs généraux et spécifiques.

L'Information-Documentation joue également sa partition lorsqu'elle permet à chaque élève d'apprendre par l'information, de s'acculturer à l'information, au document et aux médias, mais également lorsqu'elle favorise son développement personnel, participe à la construction des compétences normatives, conforte ses attitudes citoyennes et lui permet de tracer son parcours d'orientation.

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La fiche élève : un exemple d'outil didactique

Outil didactique indispensable le plus souvent créé par le professeur documentaliste en appui de son enseignement, la fiche élève revêt plusieurs formes. Qu’elle soit sous format papier ou numérique, simple guide facilitateur ou véritable matériau d’étude, la fiche élève possède plusieurs fonctionnalités que nous présenterons ci-après.

Quel rôle (pratique et symbolique) revêt cette fiche dans le déroulé d’une séquence ? Quelles sont les tâches ou activités proposées, quel déroulé, et pour quel(s) objectif(s) vis-à-vis de l’élève ? Enfin, quel devenir pour ce document ?

A travers une typologie des outils didactiques dressée en 2015 par Pascal Duplessis sur un corpus constitué d’une centaine de productions professionnelles, nous réfléchirons sur le rôle et l’importance de la fiche élève dans l’enseignement de l’Information-Documentation, à travers les nombreuses situations dans lesquelles elle s’inscrit aujourd’hui (cours « info-doc », EMI, enseignements transversaux, interdisciplinarité) ainsi que son devenir. Une réflexion sur l’ergonomie de cet outil didactique étoffera notre propos.

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Fiche-élève, fiche pédagogique en information-documentation : des outils didactiques pour enseigner et pour apprendre

La majorité des professeur.e.s documentalistes, dans leurs cours, utilisent des documents pour préparer la séance (enseignement) et pour aider les élèves à réaliser les activités proposées (apprentissage). Ces outils didactiques, qu'ils soient tirés de l'existant ou bien construits par l'enseignant pour accompagner telle activité et servir tel objectif, recouvrent des fonctions bien spécifiques qui renseignent sur nos pratiques pédagogiques. Fiche-élève et fiche de préparation sont les exemples les plus connus, mais derrière ces prototypes se cachent des intentions très diversifiées qu'il peut être intéressant de catégoriser et de définir, à la fois pour prendre la mesure de la richesse de ces pratiques et, pourquoi pas, pour les faire évoluer.

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La fiche pédagogique en information-documentation : Modèle à l’usage des professeurs documentalistes préparant une séance d’enseignement-apprentissage seuls ou en interdisciplinarité

CC0 Public Domain (lien)

La fiche pédagogique, ou fiche de préparation, est la représentation formalisée d'une situation pédagogique à venir. Elle permet à celui qui l'établit de réfléchir en amont à la stratégie d'enseignement-apprentissage qu'il souhaite mettre en œuvre. Il s'agit de penser concrètement, dans les cadres contraints de l'espace et du temps, à l'articulation entre les trois actants de toute situation pédagogique : les élèves, l'enseignant et les savoirs scolaires de référence. Mais si la fiche pédagogique s'insère naturellement dans un format souvent pré-établi, elle ne doit pas pour autant être considérée comme contraignante. La rigueur de la réflexion qu'elle favorise a priori n'empêchera pas l'enseignant, pendant le cours, de parer à l'incertitude, de s'adapter aux aléas qui ne manqueront pas, voire d'improviser quand il le faut. Bien au contraire ! Mieux on connaît son cap et plus il est facile de le garder. Le formatage est un excès, mais la formalisation est une nécessité pour qui veut maîtriser la situation didactique et conduire les élèves vers les apprentissages prévus. En contexte interdisciplinaire, la fiche pédagogique et la réflexion qu'elle suscite placent le professeur documentaliste à égalité avec ses collègues disciplinaires.

Cet outil présente un modèle de fiche pédagogique documenté à l'usage des étudiants et stagiaires, des néo-professeurs documentalistes et des collègues chevronnés qui souhaitent revenir aux bases de la pédagogie.

Sommaire

  • A. Le modèle annoté
  • B. Présentation de la fiche pédagogique

1- A qui s'adresse cet outil ?

2- Un savoir professionnel à affirmer

3- Pourquoi faire des fiches pédagogiques ?

  • 3.1. Avant la séance : une fonction d’anticipation
  • 3.2. Pendant la séance : une fonction de guidage
  • 3.3. Après la séance : des fonctions d’évaluation, de conservation et de partage

4- Sa formalisation obéit à des règles

5- Les constituants de la fiche pédagogique

  • 5.1. Le cadre institutionnel de la séance
  • 5.2. Les savoirs scolaires en jeu dans la séance
  • 5.3. Le déroulement de la séance

6- Quelques conseils pour conclure

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Les méthodes pédagogiques en information-documentation

Le choix des méthodes pédagogiques par le professeur documentaliste fait encore peu l'objet de discussion en information-documentation. Sans doute n'interroge-t-on pas suffisamment l'expression quelque peu figée de « pédagogie documentaire », notamment dans le nouveau contexte culturel et numérique de l'information et de la documentation. Ce choix est pourtant déterminant pour la réussite de la séance pédagogique et des apprentissages qu'elle met en œuvre. Il nous semble par conséquent important de proposer quelques repères qui permettront soit de pouvoir situer son action parmi les possibles et lui donner un nom, soit de découvrir qu'un même objet d'apprentissage peut être présenté aux classes de manière étonnamment diverses, selon le choix que l'on fait. Il n'existe pas de méthode unique ni d'automaticité qui serait dépendante ou bien d'un objet (l'identité numérique, la notion de « source », etc.) ou bien d'une matière disciplinaire particulière, comme l'information-documentation. La typologie présentée dans le tableau ci-dessous est répartie en trois grandes classes, elles-mêmes pouvant se dédoubler, selon que l'on place le centre de gravité de la leçon plutôt sur le savoir (méthode expositive), plutôt sur la tâche et l'activité de l'élève (méthode active) ou plutôt sur l'interactivité avec la classe (méthode interrogative).

Sommaire de l'article :

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Fiche de données didactiques sur Google

Googleplex in Mountain View (Flickr. CC)

L’entrée par les usages, en tant que démarche pédagogique particulière à l’enseignement de l’information-documentation, vise la construction de connaissances à partir de tâches permettant à l’élève d’articuler ses besoins informationnels aux outils info-documentaires actuels. L’enjeu de cette démarche étant de l’insérer dans la culture de l’information, les outils servant de support à ce travail sont des objets emblématiques de cette culture (Google, Flickr, Wikipédia, Twitter, etc.) La didactisation à effectuer pour l’enseignant documentaliste en amont de ces séquences, si elle porte davantage sur les catégories d’outils (outils de veille, de recherche, de partage, etc.) que sur les outils eux-mêmes, doit cependant partir de ces derniers en tant qu’objets concrets manipulables et observables par les élèves. Il est donc nécessaire de disposer de données pertinentes, actualisées et structurées sur chacun de ces objets. Pour autant, s’agit-il pour chacun d’entre nous de refaire ce patient travail de collecte, de sélection des caractéristiques pertinentes et de réorganisation ? Pourquoi ne pas profiter des contenus amassés et didactisés par d’autres collègues, quitte à les réactualiser au besoin, pour aller plus vite et plus loin ? Pourquoi ne pas, de son côté, initier, seul ou en équipes, de semblables banques de données sur d’autres concepts empiriques à partir d’autres objets du Web ? La profession est bien placée pour connaître les avantages du travail collaboratif et de la mutualisation de ses productions en ligne !

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La démarche de réfutation

"Craqûre dans la brique / brick crack". Olibac, 2007. lien (Licence CC)

La démarche de réfutation peut s’avérer utile dans un domaine, comme celui de l’info-documentation, où les résistances des élèves s’avèrent importantes lorsqu’il s’agit des connaissances qu’ils prétendent souvent maîtriser relativement à leurs pratiques documentaires domestiques. Aux « natifs numériques » (digital natives) et à leurs certitudes ancrées par des pratiques informelles construites au quotidien, la démarche de réfutation contribue à faire prendre conscience de la fragilité des représentations.

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Enquêtes scientifiques et tests-diagnostics : mieux connaître les compétences info-documentaires des élèves du secondaire et du supérieur

Enquête sur l'aleph, de Post it (n°1). lien

Comment peut-on penser construire les savoirs enseignables en Information-documentation sans tenir compte des difficultés des élèves et des étudiants en matière de compétences documentaires ? Il n’est pas de projet didactique viable qui ne travaille sans relâche à l’articulation de ces deux composantes essentielles de toute situation d’enseignement-apprentissage que sont l’élaboration et l’appropriation des savoirs. Cette dialectique entre l’objet référent et le sujet apprenant s’avère en outre indispensable si l’on ne veut pas s’enfermer dans un débat interne inopportun opposant les approches top-down et bottom-up1.

Mais comment, hormis à partir de la seule expérience professionnelle acquise au contact des élèves, identifier de manière plus rationnelle les lacunes de ces derniers ? Deux outils, encore trop rarement exploités, sont à notre disposition : les tests-diagnostics élaborés par la profession d’un côté, les enquêtes scientifiques de l’autre. Après avoir évoqué les enjeux de ces recherches et avoir mesuré les avantages et les limites des uns et des autres, il sera évoqué un nouveau chantier d’investigation didactique.


  1. Il existe plusieurs manières de penser l’élaboration des savoirs scolaires. On oppose bien souvent l’approche qui privilégie les savoirs savants (top-down) à celle qui prend de préférence appui sur l’observation des apprenants (bottom-up). 

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Les savoirs de l'éducation aux médias d'information

Annexe de l'article "Médias d'information et didactisation dans le secondaire : fonctions, enjeux et contenus conceptuels" paru dans Médiadoc n°2, avril 2009, p. 12-15.

Afin de prolonger le travail d’inventaire engagé par le CLEMI au travers de son référentiel, nous avons de notre côté cherché à repérer et à classer quelques unes des principales notions convoquées lors de l’éducation aux médias, en réponse aux quatre questions suivantes :

  1. Quelles pratiques des médias ?
  2. Comment est construite l’information journalistique ?
  3. Comment exploiter l’information journalistique ?
  4. Comment produire des messages médiatiques à l’école ?

Très rapidement, nous avons dû marquer le pas devant le très grand nombre de ces notions, dès lors qu’il fallait rendre compte des différents (mass)médias. Aussi avons-nous choisi de privilégier les savoirs relatifs aux médias d’information imprimés, non sans pouvoir renoncer totalement à ouvrir quelques portes sur l’information télévisuelle, radiophonique ou numérique. Nous invitons d’ailleurs ceux qui voudraient pousser ces portes à le faire en s’emparant de cette carte dans sa version numérique (en annexe, sous Mindmanager).

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